L'art-thérapie, un merveilleux outil de connaissance de soi

Mes plus belles expériences en formation d'Art-Thérapeute

 

 

 

Quand j’ai eu l’occasion de suivre une formation en 2016, mon choix s’est porté sur l’art-thérapie, et plus particulièrement les arts plastiques. Plus que par la réflexion, j’ai été poussée vers cette discipline par un réel élan du cœur que la raison peinait à comprendre. En effet, je n’ai jamais été particulièrement douée pour la peinture ou le dessin, et je n’y ai jamais voué aucune passion préférant de loin d’autres arts tels que le chant et l’écriture. Et pourtant, je me suis malgré tout embarquée dans un processus long sur ce sujet.

 

 

  1. La reconnexion à mon enfant intérieur

Quel plaisir de s’asseoir par terre à même le sol et de peindre avec les doigts ! Toutes ces sensations régressives, ces moments dans lesquels on fait « ce qu’on veut » dans un cadre bienveillant et sans jugement, mon enfant intérieur les a adorés ! Et cela a fait monter en moi une joie, un véritable bonheur. Nous sommes trop souvent coupés des besoins de notre être profond, absorbés par ceux de l’adulte que nous sommes et ne laissons aucune place à la créativité gratuite, cette créativité qui n’a aucun autre but que d’être. Quand on crée, en art-thérapie, on se fiche du résultat. On ne cherche ni à faire « beau », ni à faire « juste », la seule chose ayant de l’importance étant le processus créatif. Et cela donne une liberté incroyable ! Mon enfant intérieur en a savouré chaque minute et ma créativité en est sortie grandie.

 

  1. De la profondeur sous une apparente légèreté

Assise devant ma feuille, dessinant, peignant ou faisant des collages, je m’amuse bien. Mais qui aurait pu penser que derrière cette légèreté insouciante de grandes vérités pouvaient être révélées. C’est avec le recul que j’ai découvert nombre de petits détails et symboles cachés dans chacune de mes créations. Ces petites choses que le cœur et l’inconscient ont réussi à laisser transparaître, pour me donner des indices sur mon chemin, comme des cailloux semés par le petit Poucet…

 

  1. La puissance guérisseuse du groupe

Jamais je n’aurais imaginé que le travail thérapeutique de groupe puisse être aussi puissant ! J’ai été bluffée, à chaque session, tout au cours de cette année de formation, par les effets miroirs, les transferts et l’énergie que génère le groupe. Des sujets tels que la place au sein du groupe, de la famille ou au travail, la communication avec autrui, ou le rapport à l’autorité par exemple sont particulièrement pertinents dans ce cadre, mais il y en a bien d’autres !

 

  1. Des émotions débordantes

Les premières semaines ont été calmes et reposantes, un brin superficielles pour moi. Juste ce qu’il me fallait pour laisser mon mental se détendre, se sentir en sécurité et m’autoriser suffisamment de lâcher-prise pour pouvoir ensuite travailler plus profondément. Ainsi, dès la troisième semaine, des émotions que je pensais avoir digéré depuis longtemps ont refait surface. Des souvenirs douloureux se sont réveillés, prêts à être lâchés. Une sombre tristesse et de profondes angoisses ont surgi, mais j’étais cette fois prête à les accueillir et les libérer. J’ai ressenti cette douleur, j’ai pleuré avec mon enfant intérieur, libérant une partie de mon être et pouvant enfin laisser derrière moi cette souffrance.

 

 

 

Auteur : Céline Nickel

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