Une Féminité Zéro Déchets

Consommer mieux pour votre santé et la planète

 

 

 

Recycler, c’est bien, mais ne pas produire de déchet en premier lieu, c’est encore bien mieux !

Parce qu’à mon sens, notre pouvoir véritable réside davantage dans notre pouvoir d’achat que dans le bulletin qu’on glisse dans l’urne, et parce que la manière dont nous dépensons notre argent pousse l’industrie à développer de nouveaux produits et à s’orienter dans une direction ou une autre, que pensez-vous d’ajouter votre pierre à l’édifice et l’inciter à se diriger vers des solutions plus écologiques et saines ?

 

 

  1. Sous la douche

 

Imaginez le nombre de bouteilles de gel douche et de shampooings que vous avez consommées dans votre vie. Maintenant, imaginez ce nombre multiplié par les 67 millions de Français que nous sommes. Tout cela est probablement en train de flotter sur le « continent de plastique » de l’océan Pacifique, qui a désormais plus de trois fois la taille de la France. Flippant non ?

 

Il existe pourtant une solution toute simple : les cosmétiques solides et sans emballage.

 

Troquez votre bouteille de gel douche industriel plein de parabens et autres substances nocives (qui fait la joie des grands groupes plutôt que votre santé !) pour un savon artisanal. Non seulement vous privilégiez les circuits courts, vous évitez les grandes surfaces, mais en plus vous soutenez le « Made in France ». Plutôt que d’enrichir des actionnaires, vous soutenez un artisan local. De plus, beaucoup d’entre eux proposent du bio et des produits enrichis d’huiles essentielles naturelles qui ont une action bénéfique pour votre santé.

 

Qu’en est-il du shampooing ? Eh bien c’est exactement pareil ! Peut-être un peu plus difficile à trouver, mais une fois le filon repéré, c’est vraiment simple. Il en existe de toutes sortes, de tous les parfums et pour tous les types de cheveux : secs, gras, antipelliculaire, etc. J’en ai récemment dégoté un parfumé aux huiles essentielles d’agrumes et c’est un véritable délice !

 

Est-ce-que c’est plus cher ? Peut-être un peu oui, selon la marque que vous choisissez. Mais il est aussi possible de le fabriquer soi-même pour un coût vraiment modique. C’est d’ailleurs une excellente idée d’activité à pratiquer avec des enfants, pour les sensibiliser à la problématique du plastique dès leur plus jeune âge, et passer un moment convivial et amusant en famille. Vous en trouverez une recette en bas de page.

 

  1. Le démaquillage

 

Tous les soirs, pour vous démaquiller, vous utilisez des cotons jetables. A usage unique, il semblerait que la Française utilise en moyenne 2000 cotons par an, ce qui n’est bien sûr ni écologique ni économique.

 

Il existe aujourd’hui de nombreuses lingettes démaquillantes lavables. Ça ne demande pas le moindre travail supplémentaire puisqu’il vous suffit de les glisser dans une machine à laver qui de toutes façons allait tourner pour votre linge. De nombreuses marques en proposent désormais, mais vous pouvez très facilement les confectionner vous-même, c’est très facile.

 

C’est un geste qui ne demande pas le moindre effort, c’est d’ailleurs le premier que j’ai adopté dans ma quête de réduction des déchets. Et après quelques jours d’utilisation, je me suis demandée pourquoi je n’y avais pas pensé avant, alors que c’est si simple ! La réponse est tout aussi triviale : parce que nous sommes conditionnés, habitués depuis notre naissance à consommer. Mais il suffit d’y réfléchir quelques instants pour trouver d’autres manières de procéder.

 

  1. Les menstruations

 

C’est LE sujet à la mode en ce moment. Les pubs inondent les réseaux sociaux. Je m’y suis tout d’abord intéressée pour des raisons de santé. Il est maintenant communément admis que les tampons et serviettes hygiéniques traditionnels sont remplis d’agents chimiques blanchissants et autres c****eries toxiques. Et pourtant, ces produits sont au contact de muqueuses particulièrement sensibles et qui absorbent d’autant plus facilement tous ces composants nocifs. De plus, la quantité de déchets produite dans la vie d’une femme avec ces méthodes est astronomique !

 

La cup est indétrônable pour contrer la plupart des inconvénients des méthodes habituelles. Cependant, je n’aime toujours pas l’idée du plastique au contact des muqueuses intimes. J’ai donc choisi une option différente : des serviettes lavables en coton biologique. Il m’a fallu beaucoup de temps pour franchir le pas, et j’ai eu beaucoup d’interrogations. Je ne savais pas si j’allais trouver ça « sale », ou désagréable, si les serviettes se laveraient bien, si elles étaient suffisamment absorbantes, pas trop épaisses, etc etc. J’ai fini par franchir le pas et je peux vous dire que je ne suis pas déçue ! Elles ne se voient pas du tout, et surtout, elles sont d’un confort et d’une douceur inégalables ! j’ai l’impression de ne rien porter quand je les ai sur moi. Quant aux aspects pratiques, elles protègent plus longtemps que des serviettes normales, elles se lavent bien et ça ne prend pas beaucoup de temps (un pré-lavage à la main, un trempage la nuit puis dans la machine). Et surtout, surtout : plus de composé chimique chelou dans mon corps, plus de plastique produit. Objectif accompli !

 

 

 

Mes produits et bonnes adresses :

  • Welcome Bazar Bio, 13 rue Boulle, 75011 Paris : allez au sous-sol et découvrez leur large gamme de savons, cosmétiques solides et autres astuces zéro déchets 
  • Terra Lova, cosmétiques solides made in France 
  • Hannahpad, les serviettes lavables ultra-douces 
  • Recette pour fabriquer votre shampooing solide.
  • Un tuto pour confectionner vos lingettes démaquillantes lavables